Un grand monsieur du Web est décédé il y a quelques semaines. Il était relativement jeune (64 ans), et était une référence sur la Toile depuis plus de 20 ans, mentor d’innombrables blogueurs qui ont commencé grâce à lui et ses formations (et ses encouragements), sa mort a laissé tout le monde interloqué et choqué. Il s’appelait Christian Godefroy

Il avait encore tellement d’années devant lui et il est parti si brusquement. Son départ brutal m’a inspirée cet article que je lui dédie

 

Ni remords, ni regrets

POUR VIVRE EN HARMONIE AVEC SOI ET AVEC LES AUTRES

” Dans la vie on ne regrette que ce qu’on n’a pas fait – Jean Cocteau “

 

COMMENT J’AI CONNU C. GODEFROY

Il y a quelques années (déjà pas mal d’ailleurs) je recevais les mails du Club Positif qu’il avait fondé.

Tous les jours donc je recevais des parole de sagesse, citations, contes etc.. toujours bien sûr dans le but de rester positif, de nous faire réfléchir et de nous faire progresser. Des textes parfaitement choisis,  reflets de son immense culture

Il y a 10 ans, il avait envoyé un texte magnifique à l’occasion du décès de son papa

 

Si j’avais su…

 

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que je te verrais t’endormir, je t’aurais embrassé du plus fort que je pouvais.

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que je te voyais franchir la porte, je t’aurais serré très fort contre moi.

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que j’entendrais ta voix je l’aurais enregistrée pour la réécouter chaque jour.

Si j’avais su que ce serait la dernière fois, j’aurais pris le temps de m’arrêter et de te dire “Je t’aime” au lieu d’assumer que tu le savais.

Si j’avais su que ce serait la dernière fois, je serais resté là pour partager ce jour avec toi, au lieu de penser que tu en avais tellement d’autres à vivre que le laisser passer sans te voir n’avait pas d’importance.

On peut toujours remettre au lendemain ce qu’on pourrait faire aujourd’hui. On a toujours une seconde chance. C’est ce qu’on croit.

On pourra dire demain “Je t’aime”, “Tu es important pour moi”, “Est-ce qu’il y a quelque chose que je peux faire pour toi?”

Mais sait-on jamais? Aujourd’hui est tout ce que je possède, et je veux te dire combien je t’aime.

Demain, ne l’oublions jamais, n’est jamais une certitude, juste une promesse. Aujourd’hui est peut-être notre dernière chance de dire notre amour.

 

Je dédie cette traduction libre à mon père, Henri Alexandre Godefroy, décédé le 20 février 2002. Il me manque

et il ajoutait …

 

Si vous pensez le faire demain, pourquoi pas aujourd’hui?

Parce que si demain ne vient jamais, vous risquez de regretter de ne pas avoir pris ce moment pour un sourire, une caresse, un baiser, une étreinte, une attention qui aura été son dernier souhait, sa dernière joie.

Prenez le temps de serrer ceux que vous aimez dans vos bras,

chuchotez-leur des mots tendres,

dites-leur combien vous les aimez, combien vous les aimerez toujours.

Prenez le temps de leur dire “Je te prie de m’excuser”, “Je suis désolé”, “Merci”, “Il n’y a pas de problème”, de les regarder d’un regard d’amour.

Si demain ne vient jamais, vous n’aurez aucun regret de ce qu’aurait pu être aujourd’hui.

Les regrets

Alors et vous, qu’allez-vous faire ?

C’est bientôt Noël : que vous soyez croyants ou pas, chrétiens, juifs, bouddhistes, musulmans ou athées, cette période ne laisse personne indifférent, alors prenez votre courage à deux mains :

  • dites à votre enfant combien il compte pour vous même si vous n’êtes pas toujours d’accord avec lui
  • dites à votre mère/père/soeur/frère que malgré vos différences et parfois différends vous les aimez
  • dites à votre collaborateur combien vous appréciez son travail et pourquoi il fait la différence pour vous
  • dites à votre voisin/voisine/collègue combien c’est un réconfort de les sentir présents à côté de vous
  • dites merci à tous ceux qui vous aident, donnez-leur un sourire, une accolade même si ce n’est pas trop “votre genre” (voir mon histoire plus bas)
  • dites à vos amis combien vous appréciez leur tendresse et leur amitié er RÉPÉTEZ-LE ils ne s’en lasseront JA-MAIS
  • prenez votre femme/mari/enfant/…  dans vos bras (c’est quand même plus sympa que de jouer devant votre ordinateur)
  • prenez le temps de “passez du temps” avec votre femme/mari, vos enfants (je sais …  vous êtes surchargé de travail mais le cimetière est rempli de gens indispensables)
  • prenez le temps de respirer et d’apprécier ce que les autres font pour vous (c’est tout de même plus positif que de râler parce qu’ils sont arrivés en retard au RV)
  • prenez le temps de dire à vos enfants que vous les aimez (c’est tout de même plus gentil que de hurler sur eux parce qu’ils mettent toujours un T. Shirt hideux)
  • prenez le temps de voir ce qu’il y a de positif chez chaque être que vous rencontrez (c’est tout de même plus constructif que de déblatérer sur eux)
  • prenez le temps d’aller voir votre vieille grand-mère et de la serrez dans vos bras (c’est tout de même mieux de le faire de son vivant plutôt que d’avoir des remords au cimetière)

ET …

  • prenez le temps d’apprécier vos qualités et d’accepter vos faiblesses (c’est tout de même mieux que de vous traiter de sotte ou d’imbécile à tout bout de champ)
  • prenez le temps d’imaginer ce que vous aimeriez que vos parents/enfants/fratries) disent de vous après le grand départ (ça vous permettra d’agir en conséquence et c’est plus positif que de vous ronger les sangs avec des “si j’avais su”
  • faites la même chose avec les amis/collègues/voisins …

“C’est par la rosée des petites gentillesses que le coeur redevient matinal et se rafraîchit.”

Kahlil Gibran

 

Ni regrets, ni remords, ni ‘si j’avais su”

ADIEU REGRETS, REMORDS ET “SI J’AVAIS SU”

Les regrets, remords et « si j’avais su » sont de véritables poisons pour l’organisme et votre vie en général,

vous vivez dans le passé, ratez le présent et n’entrevoyez même pas le futur

 

alors n’attendez pas que l’irréparable soit arrivé et exprimez votre affection, amour et tendresse à tous ceux que vous aimez je vous assure que vous sentirez HEU-REUX et eux AUSSI

Et maintenant je vais vous raconter une histoire qui va vous faire rire et qui me concerne

UNE LETTRE “PAS ORDINAIRE”

 

J’ai beaucoup de difficultés à exprimer mes sentiments, dire « je t’aime » est pour moi un exercice de haute voltige et je crois ne l’avoir jamais dit à quiconque jusqu’à ce séminaire que j’ai animé sur « la spiritualité au quotidien » il y a une vingtaine d’années

D’origine germanique par mon père, j‘ai pris de lui une « froideur apparente » qui masque en réalité une grande pudeur . Pour moi,  ce sont les actes qui « marquent » pas les paroles qui « s’envolent » comme le dit si bien le dicton.

Tous mes proches et mes amis savent qu’ils peuvent compter sur moi INCONDITIONNELLEMENT sans avoir besoin de demander quoique ce soit.

Avec mon père “on ne montrait pas ses sentiments” et le moule que j’avais construit était solide

Donc, au cours de ce séminaire où chacun devait exprimer ses sentiments, son amour, sa tendresse, aux personnes qui leur étaient proches, j’ai FAIT MOI AUSSI L’EXERCICE car j’ai pour habitude de montrer l’exemple au cours des ateliers.

Bon, ai-je dit,  je vais écrire à mes enfants et leur dire combien je les aime, combien je suis fière d’eux et combien je les admire.

Apparemment, pas trop compliqué pour n’importe quel quidam mais pour moi une véritable épreuve …

Il m’a fallu du temps mais j’ai réussi à écrire une lettre à chacun d’eux. Je les ai postées mais je les avais prévenus qu’ils allaient recevoir « une lettre pas ordinaire”

(là maintenant vous allez rire devant la réaction identique de mes deux petiots de l’époque) : Coups de téléphone complètement affolés

« Maman, tu es malade, tu as un cancer, tu nous caches quelque chose, on est sûrs que tu as quelque chose de grave, allez tu vas pas mourir, dis ? » 

Ils étaient en larmes et j’ai mis des mois à les persuader que, non,  je n’étais pas malade.

Maintenant à chaque Noël, je leur écris une lettre (ce qui constitue encore un exercice assez difficile mais j’arrive à le faire) en leur disant combien je remercie le ciel d’avoir deux enfants comme eux.

 

Alors, si vous lisez cet article, ni regrets, ni de « si j’avais su » et encore moins de remords, donnez, écrivez, dites votre affection, amitié, tendresse ou votre amour et vous ferez des HEUREUX à commencer par vous

 

Je vous recommande aussi l’article de Chantal Rialland sur mon autre blog qui s’intitule : »la gentillesse, une denrée en voie de disparition »

 

Pour terminer, je vous laisse écouter une chanson du dernier CD de Céline Dion qui résume Ô combien cet article avec la chanson Parler à mon Père”, dédiée à son père décédé il y a 9 ans

 

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