ANIMAUX ET SPIRITUALITÉ

 

Voici la première partie d’un article écrit par Aude du blog FORTIFIEZ-VOUS LA VIE  et avec cet article commence une nouvelle rubrique sur ce blog liée à la SPIRITUALITÉ

 

Brève définition de la spiritualité

La spiritualité a souvent un sens très personnel. Certains y voient la dévotion religieuse, d’autres l’élargissent à toute pratique visant élévation de l’esprit. Pour finir, elle est souvent décriée, rabaissée au rang d’amusement pour gens qui fuient la réalité… Bref, elle est mal comprise. J’ai choisi de vous éclairer par différents points de vue recueillis sur internet, pour que vous puissiez en approcher la dimension !

Pour Wikipédia , « la notion de spiritualité se rattache traditionnellement à la religion dans la perspective de l’être humain en relation avec un être supérieur (Dieu) et le salut de l’âme. Elle se rapporte, d’un point de vue philosophique, à l’opposition de la matière et de l’esprit (voir problème corps-esprit) ou encore de l’intériorité et de l’extériorité. Elle désigne également la quête de sens, d’espoir ou de libération et les démarches qui s’y rattachent… »

Selon Krishnamurti , « l’être humain fonctionne selon un principe de dualité : chaud-froid, bonheur-malheur, amour-haine, grand-petit, etc… Ce que les bouddhistes appellent le “SAMSARA”. Ce système ne peut pas apporter une paix permanente à l’être humain, tout simplement parce que la dualité ne le permet pas, la paix n’est qu’un état de non guerre dans ce système. La seule façon d’en sortir est de mettre fin à la séparation et à la dualité.

Ce que [Krishnamurti] appelle spiritualité est la recherche de cet état d’unité. Dans l’état de réalisation spirituelle, il n’y a plus de division à l’intérieur de moi et entre moi et l’extérieur. »

Enfin, selon François Clarinval , « la spiritualité répond à une double exigence : exigence de vérité et exigence d’amour ». Il propose de « définir la spiritualité comme l’alliance d’un désir et d’une méthode ; le désir de Ce qui est, et la méthode pour y parvenir, cette méthode étant la connaissance de soi. De manière succincte, la spiritualité pourrait être définie comme le fait de désirer connaître ce qui est, par la connaissance de soi ».

Personnellement, je vis ma spiritualité comme un rattachement à une dimension énergétique supérieure, auquel j’essaie d’être présente en écoutant l’intuition, ou encore en prenant du recul sur des situations difficiles, au besoin en lui demandant son aide…

 

Rôle de l’animal dans la spiritualité

Vision occidentale de l’animal

 

« Depuis que l’homme existe, dans les mythes et les légendes de toute tradition, les animaux, les monstres ont toujours été les gardiens des temples, des mystères et des trésors » rappelle David Ciussi  (consultant en ressources humaines) à l’occasion du congrès sur l’animal et la spiritualité, qui s’est tenu à Cannes en juin 2002 (sous l’égide de l’association « Essence » aujourd’hui disparue). Si certains dieux comme en Egypte et en Asie, sont des animaux ou des hommes à tête animale, l’occident orne ses églises de quelques animaux. Nos nuits sont aussi visitées par l’animal, selon une symbolique qui ne nous est que rarement consciente.

Hormis ces quelques apparitions dans notre subconscient, l’animal est généralement considéré comme inférieur à l’homme dans notre société occidentale, car n’étant pas doté d’un cerveau aussi complexe que l’humain. Il est au mieux un outil (pour se nourrir, s’amuser, apporter un peu de réconfort à l’égo humain…), au pire exterminé au mépris de son importance dans l’équilibre de l’écosystème.

Toutefois, les scientifiques restent encore ébahis aujourd’hui par leur « intuition » ou leur pratiques « inscrites dans les gènes » telles que la migration des oiseaux à l’approche de l’hiver ou le retour des tortues Luth pour pondre sur leur plage de naissance, qui les emmène sur des milliers de kilomètres sans carte ni GPS…

Au fil des études et des effets bénéfiques constatés sur l’homme, certains animaux ont eu le privilège d’accéder à une place privilégiée, parce qu’aussi plus facilement domestiqués : chien, chat, cheval… Il existe même un diplôme universitaire de la relation d’aide par la médiation animale. Petit à petit, il semble que l’occident découvre les pouvoirs des animaux.

 

L’animal dans les autres traditions du monde

Pourtant dans d’autres traditions, l’animal a toujours eu une place de choix. Il est souvent doté de pouvoirs « surnaturels » auxquels il est fait appel pour guérir l’homme par exemple. L’animal est donc posé en intermédiaire d’une puissance supérieure que chacun nommera selon ses croyances, Dieu, lumière, énergie, dimension supérieure…etc

« Les peuples autochtones ont spiritualité bien vivante qui repose sur la communion profonde de l’humain avec la vie animale, la nature et la Terre. Cette spiritualité est une expérience millénaire dans laquelle tout est sacré, tant la vie que les liens avec la faune, la flore et l’environnement » selon le blog Oklahoma Occitania .

 

Or, comme le souligne Jean-Marc Mantel  (psychiatre, fondateur de l’Association Internationale de Psychiatrie Spirituelle)  lors du congrès sur l’animal et la spiritualité : « La relation au monde animal, ainsi qu’aux règnes humain, végétal et minéral, est profondément liée à la relation que nous avons avec nous-mêmes. Lorsque l’on vit dans le refus, le monde entier apparait responsable de la souffrance. Lorsque l’acceptation s’éveille, la souffrance n’est plus projetée, mais vue comme la conséquence de l’illusion de séparation créée par notre propre esprit ».

chamanisme

Ces peuples auraient-ils une meilleure compréhension de la nature humaine, voire même de la vie, que les occidentaux au cerveau proéminent qui ont tout de même réussi à imposer leur vision économique au monde ? C’est pas rien pourtant ! Hihihi… Le monde à l’envers où ceux qui vivent un cauchemar éveillé réussissent à faire perdre la tête aux vrais éveillés ! Je digresse, version cynique…

 Wikipédia  indique que, partie de la Sibérie, la pensée chamanique a essaimé de la Baltique à l’Extrême-Orient et a sans doute franchi le détroit de Béring avec les premiers Amérindiens. Ainsi, des pratiques analogues ont été observées chez de nombreux peuples, à commencer par les Mongols (qui seraient tous originaires de Sibérie), mais aussi au Népal, en Chine, en Corée, au Japon, chez les Indiens d’Amérique du Nord, en Afrique, en Australie et chez les Amérindiens d’Amérique latine et d’Amazonie.

Mais encore ? Le chamanisme est une des plus vieilles formes de spiritualité de l’humanité, d’après le site « méditationfrance.com » . Et s’il est devenu à la mode en occident, c’est parce qu’il offre à notre monde moderne une approche holistique de la vie : « Les Chamanes voient la terre, les animaux et les hommes comme des parties d’une entité entière en évolution et ils nous mettent en garde contre notre culture occidentale matérialiste qui, partout, veut imposer sa loi du déracinement, rompant nos liens avec les forces naturelles de la terre et du cosmos. » La pratique du chamanisme nous appelle à retrouver l’harmonie avec la nature et la vie qui nous entoure, à prendre conscience de nos illusions et de nos conditionnements pour vivre l’instant présent.

Ainsi, l’univers chamanique comprend entre autres une relation privilégiée avec les animaux. « Dans la pensée chamanique, l’homme est alter ego de l’animal, celui-ci étant souvent une aide, et un enseignement. L’animal à d’autant plus de puissance, de pouvoir, qu’il est libre. Domestiqué, il perd de sa force, il est moins relié au sacré. Un animal libre possède sa capacité à vivre sa vie et à expérimenter la vie. Il est en union avec le grand mystère de la vie, ce mystère passe à travers lui. Les chamanistes savent bien cela, notamment la haute valeur d’être relié psychiquement à la médecine d’un animal », explique Joan Pinchu , chamane.

Selon les traditions, certains animaux sont plus susceptible d’apporter la puissance nécessaire à l’expérience chamanique de l’individu. Dans les pays nordiques, nous retrouvons le cerf, le sanglier, l’aigle, le chat, le porc, le corbeau, l’ours, le cheval, le serpent, le saumon, la baleine…

 

L’exemple du symbolisme de l’aigle

Prenons pour exemple l’aigle, un symbole universel. Symbole du soleil, du guerrier, de la domination, mais aussi de l’inaccessibilité, son image a été utilisée et détournée par de nombreux empires.  Il est associé à l’Est, à la lumière solaire qui s’élève. Joan Pinchu poursuit :

« L’aigle est celui qui vole le plus haut. Il est le plus près du grand esprit, du grand mystère. A ce titre, il est le plus apte à transmettre au grand esprit les prières des humains. » Avec sa vue perçante, il contemple le monde par en haut avec finesse. « Il est seul à oser regarder le soleil en face. Peut être est-ce pour cela qui est le symbole primitif du père. La richesse de son symbolisme et de ses pouvoirs est si puissante que l’on retrouve l’aigle dans toutes les dimensions spirituelles et temporelles.

 

l’aigle

 

Beaucoup, ont voulut s’attribuer ses pouvoirs et beaucoup s’y sont brûlés. Il permet la régénération spirituelle aux coeurs purs et courageux. Dans les traditions amérindiennes, la plume d’aigle se mérite. Ses ailes déployées évoquent les éclairs, la foudre et par la même l’aspect inexorable que foudroyant de l’illumination spirituelle, mais aussi le décret implacable du ciel. Il évoque aussi son aspect fertilisant et fécondant.

Il est dit antagoniste du serpent exprimant par-là l’antagonisme entre le ciel et la terre, entre les aspects sombres et les aspects lumineux de l’être.

L’aigle nous met en garde contre notre volonté de puissance, qui va nous consumer. »

 

L’animal spirituel ?

Cet exemple de l’aigle nous montre que l’observation de l’animal (et de la nature en général) peut être riche d’enseignements, pourvu que nous y prêtions un regard un peu plus évolué que le « consommateur de vie » que nous sommes habituellement !

Par ses attitudes, il nous révèle des capacités que nous possédons déjà en nous, soit à l’état latent comme une graine à cultiver, soit déjà exprimée à différents stades de maturation ! En laissant parler son être spontanément, chacun pourra interpréter le comportement de l’animal observé selon ses besoins du moment. L’un verra dans le cheval sa puissance et son besoin d’espace pour galoper, alors même qu’il se sent étriqué dans sa vie. L’autre verra dans le serpent qui se faufile tranquillement au sol, une capacité à s’adapter à son environnement, faculté qui lui fait peut-être défaut à ce moment là ? Observer l’animal permet de laisser parler son intuition, de prendre conseil auprès de mère Nature ? Selon notre propre prisme bien sûr, et ce que nous sommes capables d’entendre comme message à ce moment de notre évolution.

En outre, son absence de préjugés et de questionnement peut nous servir d’exemple pour nous libérer de notre système de pensées et ne plus être sous la coupe de notre égo. L’ours se moque de savoir si son voisin a une plus belle fourrure que lui !

« Dans une perspective spiritualiste et holistique, je situe l’animal comme le maillon indispensable qui nous unit à l’ensemble de la Création (nature, cosmos ou univers) », affirme Francis Dessart, personnage controversé et haut en couleurs, intervenant au congrès de Cannes et auteur de différents livres sur la question . Et de rajouter « Si nous prenons conscience de notre communion avec la vie animale, l’harmonie universelle avec tous les êtres vivants, la nature ou le monde spirituel nous apparaîtra tellement normale, que son explication ou son enseignement sera presque superflu. »

L’animal a des bienfaits incontestables sur la santé physique et psychique de l’être humain . Le sujet de l’animal et de son rôle thérapeutique est abordé à l’occasion de conférences internationales  qui ont lieu tous les 3 ans et permettent notamment aux scientifiques d’échanger leurs résultats.

Les études sont nombreuses à relever les bénéfices sur les enfants atteints d’autisme qui établissent un véritable lien avec l’animal, ou les personnes âgés dont la tension artérielle est normalisée grâce à la présence de leur compagnon à quatre pattes. Et même les  écoles notent moins d’absentéisme pour maladie chez les enfants qui ont un animal à la maison !

Mais la relation avec l’animal s’établit bien au-delà…  Il semble bien que l’animal prenne conscience à la fois de l’état du patient et de son propre rôle. L’exemple des chevaux utilisés en hippothérapie ou des chiens-guides d’aveugles le prouve.

Observer l’attention de l’animal dans ces situations d’aide et de relation avec un handicapé est révélateur. Certes me direz-vous, ils ont été éduqué en ce sens. Mais cela n’explique pas tout. Une communication d’un autre ordre, au-delà du physique, se fait jour entre les deux protagonistes de cette relation. Est-elle d’ordre télépathique, énergétique, spirituelle… Chacun y verra ce qu’il veut selon ses croyances, c’est un domaine pour lequel la science manque de moyens de mesure !?

 

Ne manquez pas la deuxième partie de cet article qui paraîtra le jeudi 4 avril. Excellente semaine

 

 

  de la semaine :

Pour tous ceux et celles qui sont intéressés par l’astrologie (j’en fais partie)  le blog de Roland LEGRAND ASTRORORO qui vraiment m’a enthousiasmée.


Les explications sont claires et faciles à comprendre même pour les débutants

 

L’AIGLE : Credit photo Mouton.rebelle

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